Technique
Les savoir-faire techniques du stage, prouvés par une trace puis évalués dans un bilan.
Concevoir l'architecture d'une application selon des contraintes spécifiques
Synthèse
Ce savoir-faire général repose sur quatre savoir-faire élémentaires, tous illustrés par la Trace 1 : déduire une architecture à partir des contraintes, anticiper l'absence de maintenance, réduire la surface de sécurité et maîtriser le risque des dépendances.
- Contexte d'utilisation : au démarrage du projet, pour décider comment articuler le site et son outil de gestion, puis à chaque ajout de fonctionnalité ou de dépendance.
- Apprentissage : les principes d'architecture et de sécurité viennent des cours, mais les appliquer à un cas réel, avec de vraies contraintes métier et sans maintenance prévue, s'est surtout appris en stage et en autodidacte.
- Difficulté : élevée. L'enjeu n'est pas technique mais d'arbitrage, il faut peser des contraintes parfois contradictoires. Le tout en forte autonomie, donc en pleine responsabilité de ces choix.
Auto-évaluation
Sur ce savoir-faire, je me sens aujourd'hui autonome : je sais partir des contraintes d'un projet pour concevoir et justifier une architecture, au lieu d'appliquer une pile technique par habitude. La Trace 1 en est l'exemple, et j'en ai porté seul la responsabilité.
Je tiens toutefois à cadrer cette compétence. Elle est solide dans le périmètre des technologies que je pratique (développement web, systèmes, etc.). Face à un projet qui imposerait une technologie que je ne maîtrise pas encore, l'adaptation serait plus coûteuse : une partie de ce savoir-faire dépend du socle technique déjà connu.
Avant le stage, j'avais déjà raisonné en architecture, mais seulement face à des contraintes techniques ou scolaires, jamais à de vraies contraintes métier.
Concernant l'utilisation de l'IA
Sur ce projet, l'IA a influencé certains de mes choix, et je l'assume. Pour l'application de bureau, je serais spontanément parti sur Electron, que je connais. C'est l'IA qui m'a orienté vers Tauri, que je ne connaissais pas, pour de bien meilleures performances. Tauri repose sur Rust, un langage que je ne maîtrise pas, donc l'IA m'a aidé autant pour le choix que pour l'utiliser.
J'ai accepté cette forte dépendance en conscience, parce qu'elle restait limitée : la part de code Rust à écrire était très faible (l'essentiel passe par les briques déjà fournies par Tauri), et le gain de performance servait le projet. Ce que je revendique dans ce savoir-faire général n'a pas été d'écrire le code Rust, mais de juger cette proposition et de décider qu'elle tenait face à mes contraintes. Faire produire une brique par l'IA reste du faire-faire, l'arbitrage autour reste le mien.